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Revue de Presse (18)

Les nouvelles apparues dans la presse.

Exclusif : un huissier empêché d'entrer au Parc des Princes pour PSG-MHSC (1-0) !

http://www.mediaterranee.com/3172013-exclusif-un-huissier-empeche-dentrer-au-parc-des-princes-pour-mhsc-psg-1-0.html#.UVgY9RnhHbl

Photo : « Rêvons plus grand », affirme le PSG. Sans Ultras, ni huissiers, peut ajouter Médiaterranée Languedoc-Roussillon... (© PSG)

 

« Veni, Vidi, Vici »... Les Ultras de Montpellier sont venus au Parc des Princes avec un huissier de justice et ils ont vu l'officier être refoulé par les responsables de la sécurité du PSG, juste avant que leur équipe, le MHSC, ne s'incline honorablement sur le score de 1 à 0 !

Comme ils l'avaient annoncé dans leur courrier adressé au PSG, les trois groupes de supporters ultras que sont la Butte Paillade 91, Armata Ultra et Camarga Unitat, étaient épaulés d'un huissier, ce vendredi soir, pour la 30ème journée de la Ligue 1 opposant le PSG au MHSC, au Parc des Princes.

Mais l'officier public et ministériel n'a pu, ni se garer sur le parking visiteur de l'antre parisien, ni entrer dans son parc visiteur, ce vendredi soir ! Au motif qu'« il n'était pas Montpelliérain », explique Sylvain de la Butte Paillade, pour Médiaterranée Languedoc-Roussillon...

Un huissier mis à la "porte"

Un traitement qui pose grandement question, la vocation d'un huissier de justice étant - comme l’étymologie de son nom l'indique - de ne pas rester à la « porte », mais bien de pouvoir la pousser, pour constater des faits, comme dans toute République qui se respecte...

Du coup, l'huissier de justice mandaté par les Ultras de Montpellier n'a pas pu constater ce qu'expliquent les supporters de Camarga Unitat sur leur site, à savoir qu'il n'ont pas pu rentrer avec leurs « tambours et mégaphone »...

« Les banderoles que nous amenons toujours à l'extérieur sont passées, mais nous avons dû cacher nos T-Shirts ''Justice pour Casti'' », complète Sylvain, le capo de la BP 91, qui était ce vendredi soir dans le parcage visiteurs de l'enceinte sportive de Paris, aux côtés de 240 autres supporters du MHSC.

"Ici, c'est Paris", sans les Ultras !

Des supporters que l'on n'aura pas vu, contrairement à d'habitude, sur les images diffusées par Canal +, où seuls les logos « Ici, c'est Paris », ressortaient vraiment, dans le bijou de stade que reste le Parc des Princes...

Ces faits en disent long sur le climat d'asphyxie général dans lequel se trouve le mouvement ultra, un sujet qui sera abordé ce mercredi 3 avril, dans l'émission « Liberté pour les Auditeurs » diffusée sur RTSradio.fr, sous ce titre tout autant révélateur : « Quel avenir pour les Ultras face à la répression ? »

http://www.sofoot.com/on-a-ete-traite-de-facon-inhumaine-166511.html

« On a été traité de façon inhumaine »

Saïd*, 32 ans est comptable. Il est aussi supporter du PSG. Vendredi 1 février, il était dans l’un des bus bloqués par les forces de l’ordre pendant près de 8h à proximité de Toulouse avant d’être renvoyé à Paris sans avoir pu assister au match. Jointe par So Foot, la préfecture de Haute-Garonne explique que « les supporters ont été contrôlés pour alcoolémie » et qu’« ils ont refusé d’obtempérer et tenté de se substituer au contrôle, c’est pourquoi, en accord avec les instances de police et le club hôte, nous avons pris la décision de les renvoyer à Paris sans assister au match ». Saïd, lui, a une tout autre version des faits. Il raconte le calvaire vécu par les supporters parisiens, enfermés pendant plusieurs heures dans leurs bus sans boire ni manger, dénonce l’inhumanité des forces de l’ordre et met en cause les dirigeants du PSG.



Des supporters parisien au Parc des Princes
Des supporters parisien au Parc des Princes

Peux-tu nous raconter le trajet en bus de Paris à Toulouse ?
On est partis de Paris vers 4h du matin avec un peu de retard sur l’horaire de départ initial, il y avait deux bus : j’étais dans le bus des Microbes, et dans le second, il y avait de jeunes supporters qui suivent le mouvement de contestation envers la politique du club. Sur le parcours, on n’a eu aucun problème. Vers 13h, on arrive à la barrière de péage à l’entrée de la rocade de Toulouse et là, on voit plusieurs camions de gendarmerie. Une fois passé le péage, ils nous arrêtent pour un contrôle. Au départ, on ne s’inquiète pas trop, ça nous arrive quasiment tout le temps de se faire arrêter. Le contrôle dure plus de deux heures avec prise d’identité de tout le monde et un des gendarmes qui nous filmait. Le bus est entièrement fouillé, toutes les bouteilles sont jetées et pas seulement les bouteilles d’alcool mais aussi les bouteilles d’eau et de coca…

Selon la préfecture de Haute-Garonne, vous étiez à ce moment-là « alcoolisés » et vous avez « refusé d’obtempérer et tenter de vous substituer au contrôle » ?
C’est complètement faux, au contraire, on a respecté le contrôle, tout s’est déroulé dans le calme. On n’avait aucun intérêt à compliquer les choses parce qu’on voulait vraiment aller au stade. Donc on a attendu que ça se passe, on savait qu’on n’avait rien à se reprocher de toute façon puisqu’on était tous en possession de billets pour accéder au Stadium. Tout ça prend fin vers 16h, les gendarmes nous demandent de remonter dans les bus et disent qu’ils vont nous escorter jusqu’au stade. Nous, on voulait aller dans un endroit pour manger, certains n’avaient rien avalé depuis la veille. On part du péage avec une escorte de huit camions de gendarmes mobiles et deux voitures de police, pensant aller au Stadium et là, on prend la direction d’une déchetterie près de l’autoroute. Encore une fois, on pense qu’ils vont nous garder jusqu’à 19-20h avant de nous emmener jusqu’au stade.

« Il faut voir ça avec le président de votre club… C’est lui qui décide ! »

Est-ce qu’on vous donne des explications pour vous garder ?
Non aucune explication ne nous est donnée, que ce soit par le représentant du préfet de Toulouse ou par les gendarmes mobiles pour nous expliquer ce qu’on fait là. En plus, les gendarmes nous obligent à rester dans les bus, sans avoir rien à boire ni à manger et menacent de nous gazer si on descend. On a seulement le droit de descendre un par un pour aller pisser à 5 mètre du bus. Vers 18h30, 3 camions de CRS viennent renforcer les 8 camions de gendarmerie. On commence à sentir que ça va être compliqué pour nous.

Vous avez alors essayé de discuter avec les gendarmes ?
Oui, au bout d’un moment, on n’en pouvait plus, il faisait nuit, on a demandé aux gendarmes qui gardaient la porte d’entrée du bus d’où venaient les ordres. Et là, un gendarme nous a répondu sans entrer dans les détails : « Il faut voir ça avec le président de votre club… C’est lui qui décide ! » Là on est complètement surpris ! De quel droit, le président du PSG pourrait nous interdire de nous rendre dans un stade qui n’est pas le sien ? D’autant que comme pour Bordeaux, il y a deux semaines, il n’y avait aucun arrêté préfectoral nous interdisant de nous déplacer. Et à Bordeaux, tout s’était bien passé avec la police dans la ville comme au stade !

Que s’est-il passé ensuite ?
Vers 19h30, on sent que le début du match se rapproche, on voit les gendarmes qui mangent leurs sandwichs dans les fourgons à côté de nous. A l’intérieur du bus, certains commencent à s’énerver, d’autant qu’on n’a pas plus d’explications sur la suite des événements. A ce moment-là, plusieurs dans le bus n’en peuvent plus et décident de sortir pour prendre l’air, immédiatement ceux qui sont dehors se retrouvent encerclés par les gendarmes et les CRS. A 20h, on apprend alors qu’on ne pourra pas aller au stade et qu’à la mi-temps du match les bus repartiront en direction Paris. On est scandalisé par cette décision qui nous est donnée sans aucune justification!

« Supporter le PSG n’est pas un crime »

Comment se passe le retour ?
On repart vers 21h15 sous une escorte de ministre, les chauffeurs n’ont même pas eu le temps de repos réglementaire puisque tout le temps du contrôle ils n’ont pas pu dormir. A 100km de Toulouse, on veut s’arrêter dans une aire d’autoroute. Une voiture de gendarmerie nous barre l’entrée, alors qu’il fallait que le bus aille faire le plein d’essence… Finalement ils nous laissent passer. Ensuite, on ne fera plus d’arrêt jusqu’à Paris mais, tout le trajet, on a surveillé les chauffeurs et on les a maintenus éveillés parce qu’on avait peur qu’ils s’endorment. En passant devant toutes les stations-services on a vu à chaque fois une voiture de gendarmerie avec un gyrophare. Ils avaient sûrement peur qu’on essaie de faire demi-tour… L’autre bus, lui, n’a pas eu l’autorisation de s’arrêter avant Orléans !

Qu’est-ce que vous comptez faire maintenant ?
On va déposer une plainte, ils n’avaient aucun droit de nous bloquer alors qu’on était en possession de billets. En plus, c’est un déplacement qui nous aura coûté 100 euros à chacun pour rien et pour certains c’était la première fois qu’il faisait un déplacement pour aller soutenir le PSG... On va essayer de réunir le maximum de personnes présentes dans les bus, pour récolter les billets de tout le monde et que chacun participe aux frais d’avocats. Il est certain qu’on ne va pas en rester là, c’est complètement scandaleux et inhumain la façon dont on a été traités. Supporter le PSG n’est pas un crime !

*Le prénom a été changé à sa demande : « mon prénom est rare donc facilement identifiable et je n'ai pas envie d'être interdit de stade, on ne sait jamais, les dirigeants du PSG sont très puissants. »


Propos recueillis par Anthony Cerveaux - So Foot

Article paru dans Médiaterranée


http://www.mediaterranee.com/0922012-1000-supporters-ultras-venus-de-toute-la-france-vont-se-rassembler-samedi-montpellier.html

 


 

La mobilisation des Ultras ne cesse d'enfler depuis l'accident du tir de Flash-Ball subi par Casti en marge du match MHSC-ASSE. Après avoir brandi des banderoles « Justice pour Casti » dans de très nombreux stades de France, des centaines d'Ultras devraient venir de tout l'hexagone pour manifester samedi dans le centre-ville de Montpellier. En soutien à Casti, mais pas seulement : de nombreuses revendications « pour la liberté des Ultras » sont à l'ordre du jour...

Ils étaient 250 Montpelliérains le week-end dernier à manifester pour Casti, ce jeune supporter qui a perdu l'usage de son œil, suite à un tir de Flash-Ball décoché en marge du match MHSC-ASSE par un agent de la BAC. Samedi prochain, ils devraient être au moins un millier à se rassembler entre 13h et 14h30 au Peyrou pour ensuite défiler dans le centre-ville de la capitale du Languedoc-Roussillon, avec comme mot d'ordre, la défense de la « liberté des Ultras ».

Plusieurs revendications

Après avoir brandi des banderoles dans de très nombreux stades de France en soutien à Casti, plusieurs centaines de supporters de clubs Ultras venus des quatre coins de la France (Paris, Lyon, Nantes, Grenoble, Sochaux, Toulouse, Saint-Etienne, Bordeaux, Nancy, Lens,...) sont attendus dans la capitale du Languedoc-Roussillon.

Au menu de leurs revendications : une exigence de « justice pour Casti », pour lequel ils veulent que toute la lumière soit faite dans cette affaire, au travers notamment de « la saisie de l'inspection générale de la police nationale » (IGPN). Mais aussi, de manière plus générale, « la fin de la répression aveugle dont sont victimes les Ultras », « la fin de l'impunité policière », « le respect de la liberté d'expression des Ultras » et « la fin des interdictions administratives de stade », explique l'un des organisateurs de cette manifestation.



 

vendredi, 05 octobre 2012 11:45

[Paris SG] Compte Rendu de Porto - PSG

Écrit par

Réveil a Porto le 3 au matin , la rumeur parti de Paris arrive à nos oreilles dans la plus grande incompréhension, une boucherie aurait eu lieu a 5:00 du matin opposant des factions d’Auteuil et de Boulogne armés de barres de fer et de couteaux. Arrêtons tout de suite la désinformation, rien de cela n est vrai. Aucune tension n’à été observée entre Auteuil et Boulogne la saison dernière en Championnat et Europe League (Bilbao,bratislava ), tout comme cette saison au parc et à Porto, contrairement aux déclarations sans fondement du commissaire Boutonnet à la presse ce mercredi.

Comme c est étrange, à l heure ou des listes noires illégalement constituées sont dénoncées et pour lesquelles la CNIL à été saisie, à l’heure ou les interdictions de stade s’accompagnent d’interdiction de salle pour le handball, à l’heure où le supporter n’est plus considéré dans ses droits comme un citoyen à part entière, voilà qu’une guérilla urbaine à armes blanches se serait produite à 2000 km de la capitale à 5:00 du mat… Et puis quoi encore .. Voila comment les médias tels que le Parisien, RMC et autres torchons ont transformés une sortie de boite de nuit agitée entre quelques parisiens et portugais en opposition armée entre firmes d’Auteuil et de Boulogne.

"QSI: il est où ton nouveau public ?"

Paru sur le site "Supporters Historiques Parisiens"


   Porto, Marseille On tour … Total :680 euros + 2 RTT  :)

C’est avec arrogance et une pointe de nonchalance que le club propose de « venir encourager les hommes de Carlos Ancelotti hors de leurs bases » dans le cadre des déplacements officiels à Porto et Marseille les 3 et 7 Octobre .

Limitée à 400 personnes, l’organisation de ces deux déplacements à été pensée puis tentée par JPDH, Jean Claude Blanc, la préfecture de Paris, les SUPER Flic (Fiamengui et Boutonnet ) et les autorités portugaises.

Le club prend soin de rappeler qu’aucun autre moyen d’assister à ces rencontres ne sera mis en place … Il oublie de mentionner que toute personne inscrite illégalement sur la liste noire de la préfecture pour le PSG sera exclue de la vente …

Jean Claude Blanc l’a dit cette semaine, "on a le droit d accueillir le public que l’on souhaite". C’est sur qu’à 340 euros le déplacement, la sélection, pour ne pas parler de discrimination, se fait par l’argent

Mais voilà , à ce prix là le club n’est pas parvenu à fédérer le minimum requis de 170 personnes nécessaires pour que le club rentre dans ses frais sur chaque déplacement. Résultat déplacement annulé pour Porto . Probablement pour Marseille aussi.

Venir « encourager les hommes d’Ancelotti hors de leur base  » … Le club sait que encourager ne signifie pas dépenser un tiers du salaire minimum en France pour parcourir plus de 2000 km a/r en une journée pour venir agiter les drapeaux fournis par le club, derrière la bâche made in China fournie par ce même club, le tout à l’entrée des joueurs sur la pelouse, devant les télés du monde entier …

Tout cela est bien pathétique quand on sait que l’Europe restera toujours le rendez vous des vrais fans. Le club et la préfecture auront beau user d’amalgame et de mesures discriminatoires et liberticides à l’encontre des historiques et ultras du Paris SG, pour redorer l’image du club et denier le retour des associations, le mouvement ultra parisien ne meurt pas. Il s’organise, selon sa tradition, par ses PROPRES et UNIQUES moyens .

Place à L’Europe et à la liberté de circulation !

 http://shp1970.fr/supporter-le-psg-ca-na-pas-de-prix/

Aucun chant, pas de bâche « Butte Paillade », ni « Armata ultras » et la partie centrale de la tribune Etang de Thau désertée. Les ultras pailladins n'avaient pas le cœur à chanter ce soir.

Plus tôt dans la soirée, un jeune membre de la « Butte », âgé de 22 ans, a essuyé un tir de flashball en plein visage lors d'incidents avec les forces de l'ordre:

« Un jeune a fait tomber par terre par inadvertance un fumigène non allumé, alors qu'il marchait près des forces de l'ordre non loin des buvettes. Ces derniers ont voulu interpeller ce jeune, il a alors couru vers des dizaines de personnes qui étaient attablées aux buvettes. Les forces de l'ordre ont alors usé de leurs tonfas pour procéder à l'interpellation, ce qui a engendré une légère échauffourée. De manière disproportionnée, sans qu'il soit menacé et sans que l'on comprenne pourquoi, un représentant des forces de l'ordre a tiré à bout portant au flashball en direction des personnes attablées aux buvettes. Casti, un jeune supporter, a été atteint au visage alors qu'il était assis a une table avec ses amis et n'avait rien a voir avec l'interpellation initiale », explique, révolté, un ultra pailladin.

Gravement touché à l'œil, le supporter montpelliérain a été transféré à l'hôpital pour y être opéré de l'œil. Selon les derniers informations du médecin, il aurait perdu 90% de l'usage de son œil.

Les supporters montpelliérains et stéphanois confirment qu'il n'y a eu aucun affrontement entre eux avant le match, contrairement à ce qu'avaient annoncé certains médias plus tôt dans la soirée.

« Ce qui s'est passé ce soir est très grave, poursuit cet ultra pailladin, nous ne pouvons plus tolérer ce type d'agression abusive de la part des forces de l'ordre. Ce membre de chez nous risque de vivre le restant de sa vie avec un handicap causé par une répression abusive et aveugle. »

Dès qu'ils ont appris la nouvelle, les supporters stéphanois des Magic Fans et des Green Angels ont enlevé leur bâche et cessé de chanter, par solidarité avec le supporter montpelliérain blessé.

 

Plus d´articles sur le sujet :

http://www.sofoot.com/communique-des-temoins-de-lincident-162054.html

http://www.mediaterranee.com/2412012-entretien-exclusif-avec-un-temoin-du-tir-de-flash-ball-recu-par-casti-dans-loeil.html

http://languedoc-roussillon.france3.fr/2012/09/24/match-de-st-etienne-la-version-des-supporters-95887.html

Des supporters illégalement fichés par la police... et le PSG


En matière de non-respect des libertés publiques, l’arrivée d’un nouveau gouvernement le 22 mai dernier n’a pas tout changé. Le sort d’une partie des supporters du PSG en atteste.
Et on ne parle pas de méchants hooligans assoiffés de bière et de baston, mais de simples supporters, pour certains jamais abonnés au Parc des Princes, mais qui ont l’inconvenance de contester la politique actuelle mise en œuvre par le PSG.

    « On voulait mettre une bonne ambiance »

Vendredi 14 septembre, à quelques encablures de l’enceinte du club de foot, le Paris Handball, placé sur la même orbite que le PSG par Qatar Sport Investment, débutait sa saison face à Cesson Rennes, dans la salle Pierre de Coubertin.

Plusieurs supporters du PSG version foot, membres de l’ex-association Liberté pour les Abonnés (LPA) ou simples contestataires du plan Leproux, avaient décidé de se retrouver dans le gymnase pour chanter.
MT, l’un des leaders de la défunte association LPA :[indent]
« On voulait mettre une bonne ambiance dans le gymnase, une heure avant le match au Parc des Princes [opposant le PSG à Toulouse, ndlr], histoire de montrer que quand on est là, ça chante.
Et puis, c’était aussi l’occasion d’aller voir un match avec des potes, en étant libre de se regrouper, de chanter, de sortir des drapeaux, tout ce qu’on ne peut plus faire au Parc des Princes. »

    Le billet n’est plus valable...

Sauf que le jour même du même match, 27 de ces supporters reçoivent une lettre du Paris Handball, les informant que leur billet, acheté quelques semaines auparavant, a été annulé. Motif :

  • pour quelques-uns en raison d’une interdiction administrative de stade (IAS) valable pour l’équipe de football du PSG ;
  • pour beaucoup d’autres : « Vous auriez adopté une attitude non conforme à nos valeurs et commis des incivilités voire des actes répréhensibles. »
La missive est signée Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG et du Paris Handball. Les supporters apprécient l’emploi du conditionnel, surtout lorsqu’ils apprennent que le Paris Handball refuse également de leur vendre des billets durant l’ensemble de la saison…

    Un dispositif de sécurité exceptionnel

Pour être sûr que les indésirables ne pénètrent pas dans le gymnase, un dispositif de sécurité exceptionnel est mobilisé : quatre cars de gendarmes mobiles, une vingtaine de membre de la section d’intervention rapide (SIR), 75 agents de sécurité.
Las, une centaine de supporters se présente par petits groupes devant la salle Coubertin. La majorité est refoulée de l’entrée du gymnase, non sans avoir dû se soumettre à un contrôle d’identité et à un poireautage d’une demi-heure sans explications
Contacté le soir-même par Rue89, le PSG handball répond par la voix d’une de ses administratrices :
« La préfecture de police de Paris nous a envoyé dans la semaine précédant le match une liste de supporters du PSG interdits de stade qui auraient acheté des billets pour le match de handball.
Par conséquent, nous avons décidé d’annuler les billets de toutes les personnes de cette liste puisqu’ils sont interdits de toutes enceintes sportives. »

    Première erreur : les interdictions de stade sont circonscrites au foot

Première erreur : rien dans les interdictions administratives de stade ne permet de affirmer cela. Au contraire, celles-ci stipulent bien que l’interdiction est circonscrite aux enceintes où se déroulent les matches de l’équipe de football du PSG.

Interrogé par l’AFP, Jean-Claude Blanc indique avoir pris « ses responsabilités », assurant sans nuances :
« Ce sont des interdits de stade du Parc des Princes qui ont acheté des billets pour le handball. »
C’est la deuxième erreur. Plusieurs témoignages recueillis parmi les supporters éconduits démontrent, au contraire, que nombre d’entre eux ne sont pas – et n’ont jamais été – interdits de stade. C’est le cas de Romain. Supporter parisien de 24 ans, résidant à Lille, il s’est vu refusé l’accès à la salle sans aucune raison valable.
« Je n’ai jamais été interdit de stade et je n’ai jamais eu affaire à la police. »
Sur quels critères a donc été établie par la préfecture cette liste d’interdits de stade qui ne le sont pas tous et qui a été transmise au Paris handball afin de justifier l’envoi des courriers annulant les billets ?

    « Jamais eu de problèmes avec la police »

Le 16 août dernier, dans une communication passée inaperçue, Jean-Louis Fiamenghi, directeur de cabinet du préfet de police de Paris, assurait que cette « blacklist » contenait le nom « de toute personne ayant fait l’objet d’une interdiction de stade [qui] ne pourra plus acheter de billets, ni souscrire d’abonnement ».
Outre la légitimité de l’établissement d’une double peine, pour des personnes ayant déjà purgé une condamnation d’interdiction de stade, cette liste soulève un vrai problème dans son contenu. Nous n’y avons pas eu accès malgré des demandes répétées auprès de la préfecture de police de Paris.
Le témoignage de CG tend à prouver que la fameuse « blacklist » va bien au-delà des seuls interdits de stade. Cette supportrice du PSG de 33 ans ne veut pas donner son vrai nom, « déjà que je fais partie d’une liste noire ». Bien qu’elle n’ait jamais été abonnée au Parc des Princes, elle soutient la contestation engagée par LPA depuis l’instauration du plan Leproux.

Son seul rapport avec la police : un contrôle d’identité à Lorient en mai dernier avec prise de photo. Très remontée, CG déclare :
« Je n’ai jamais eu de problème avec le PSG ni avec la police, je n’ai jamais fait partie d’aucune association et je reçois un courrier disant que ma place est annulée. »

    Une liste noire établie à partir d’un contrôle d’identité...

Les témoignages comme celui de CG sont multiples. Contacté par Rue89, à propos de la légalité d’une telle liste et de sa transmission à une société commerciale, à savoir le PSG et le Paris Handball, Jean- Louis Fiamenghi n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Le ministère de l’Intérieur, interpellé sur les agissements de la préfecture de police de Paris, ne nous a pas encore répondu.
La liste noire a été très vraisemblablement établie à partir du fichier des interdits de stade mais surtout d’un vaste contrôle d’identité à Lorient en mai dernier sur 400 personnes, dont la plupart avait pour seul tort d’être là...
Scandalisés par ce fichage, une trentaine de supporters parisiens qui ont de bonnes raisons de croire qu’ils font partie de la fameuse « blacklist », alors qu’ils ne sont pas interdit de stade, ont demandé l’ouverture d’une enquête auprès de la CNIL.

    La Cnil est préoccupée

Interrogée par Rue89, la commission ne cache pas ses préoccupations :
« On a reçu à ce jour plus d’une vingtaine de plainte de supporters parisiens et dès qu’on a découvert la déclaration de M.Fiamenghi, on est intervenu auprès du PSG et du ministère de l’Intérieur pour leur demander des explications.
Et sur la question des interdits de salle du Paris Handball, on est en cours d’intervention auprès du PSG, notamment sur les critères d’inscription dans un fichier qui pourraient poser problème vis-à-vis de la loi. »
Dans un entretien accordé au magazine So Foot en août, Valérie Fourneyron, nouvelle ministre des Sports, annonçait qu’elle ne changerait rien en matière de traitement des supporters de football.
« La Loppsi 2 n’est pas l’aspect sur lequel je suis la plus négative concernant l’héritage de mes prédécesseurs. Il ne faut pas négliger les initiatives des clubs comme celles du PSG qui ont plutôt fait leur preuve. »
A part si la CNIL venait à épingler le club de la capitale, non ?

©Anthony Cerveaux | Journaliste
Rue89

http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/09/24/des-supporters-illegalement-fiches-par-la-police-et-le-psg-235597

Article paru dans le Nouvel Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/627874-psg-pourquoi-je-ne-vais-plus-au-parc-des-princes-malgre-ibra-et-la-ligue-des-champions.html

Il existe entre moi et le PSG, comme pour de nombreux supporters, un lien très fort. Parisien depuis toujours, j’ai commencé à aller voir des rencontres au Parc des Princes dès l’âge de 7 ans, d’abord avec mon père puis avec mes copains. J’ai joué dans les équipes de jeunes du club jusqu’à 18 ans, j’ai été ramasseur de balles pendant certains matches. Mon premier abonnement en virage, je l’ai pris en 1997, j’avais alors 12 ans.

Si ce lien affectif est sans doute incompréhensible pour les personnes qui s’intéressent peu au football, il n’en demeure pas moins bien réel. Une relation s’est créée au fil des matches, par les émotions ressenties, l’ambiance, l’atmosphère qui se dégageaient des tribunes, et le fort sentiment de cohésion avec les personnes qui m’entouraient.

J’ai en mémoire, notamment, un match face au Steaua Bucarest en 1997. Ma première véritable claque, tant je fus impressionné par l’énergie, les couleurs et le bruit qui pouvaient émaner des tribunes, le Parc des Princes constituant une véritable caisse de résonance.

Le plan Leproux : un tournant

Le PSG est un club qui a toujours bénéficié d’un écho médiatique particulier. C’est l’équipe de la capitale. C’est donc un club jalousé, souvent décrié mais aussi et avant tout une place forte du supportérisme en France, longtemps emmenée par les virages Boulogne et Auteuil.

Cette identité est mise à mal de saison en saison. Le club a connu de nombreux changements de fond ces dernières années. Des changements antérieurs à l’arrivée des propriétaires qataris mais que ces derniers ont poursuivi dans la même direction une fois à la tête du club.

Le plan Leproux, mis en place en 2010, du nom du président du club d’alors, a marqué un tournant majeur, supprimant les abonnements en tribunes Auteuil, Boulogne, G et K et instaurant un placement aléatoire des supporters lors des achats de places dans ces tribunes. Ce plan est intervenu après les épisodes tragiques du PSG-OM du 28 février 2010 et de la mort de Yann Lorence, un supporter.

Il était alors essentiel de faire quelque chose pour mettre fin à ses tensions. Je ne le conteste pas. Je conteste en revanche la méthode employée. Le placement aléatoire a eu pour effet de "casser" les groupes de supporters alors que l’on aurait pu cibler les minorités nuisibles, les violences étant le résultat des agissements de quelques individus.

Les supporters réduits à un rôle de consommateur

Derrière l’objectif sécuritaire, la volonté de la direction était aussi de renouveler le public du Parc, de le rendre plus "lisse", moins "populaire" afin de vendre le club plus facilement ensuite à de nouveaux investisseurs (ce qui a été fait avec l’arrivée des Qataris).

Avec l’arrivée de ces nouveaux propriétaires, le PSG y a gagné sportivement. Le travail des Qataris est sur ce point très bon, indiscutablement. Mais le club y a perdu au moins tout autant sur le plan de la passion et de l’authenticité. Le football est une histoire d’attachement à une équipe, à un club et non pas uniquement un sport où onze joueurs se disputent un ballon.

Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 Zlatan Ibrahimovic lors du match face à Barcelone, le 4 août 2012 (P.EMILE/SIPA).

 

Depuis, l’ambiance dans le stade n’est plus la même. Pour pallier l’absence des groupes de supporters, le club a mis en place une série d’animations à l’américaine, à mon goût très superficielles. Cela n’a plus rien de spontané.

Les supporters en sont réduits à un rôle de simple consommateur. Le prix des billets a augmenté (les associations de supporters n’ont plus le moyen de peser sur la politique tarifaire pratiquée), le public s’est embourgeoisé et l’attachement au club n’est plus de même nature chez ces nouveaux spectateurs.

Si je reste supporter du PSG aujourd’hui, je ne mets plus les pieds au Parc, ne trouvant plus ma place dans ce stade. Les matchs nous les suivons entre copains devant notre télévision, la passion a clairement disparu.

Cette évolution reflète une tendance lourde dans le football, déjà observée en Angleterre il y a une dizaine d’années. L’importance accrue de l’argent fait de ce sport un business, un grand spectacle où le lien entre le public et le club est en premier lieu un lien consumériste et non plus affectif.

L'identité du club altérée

Les supporters historiques, de culture ultra, représentent de ce point de vue une gêne dans la mesure où ils sont un potentiel contre-pouvoir. Avec la dissolution des groupes de supporters, c’est aussi leur poids "politique" qui a été annihilé. Alain Cayzac, ancien président du PSG, compare, à mon sens très justement, leur rôle à celui de syndicats dans une entreprise : ils sont indispensables au dialogue.

Les différentes directions qui se sont succédé ont toujours laissé les supporters s’exprimer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les supporters sont désormais à l’écart du club, ils ne sont ni écoutés ni respectés. Chose aberrante, il est par exemple interdit par le règlement intérieur du stade de manifester par des banderoles ou des chants des opinions allant à l’encontre des dirigeants actuellement en place.

La disparition de ce public de supporters historiques, c’est une partie de l’histoire de ce club qui s’en va mais c’est aussi la disparition de groupes de copains. Des amitiés anciennes qui éclatent, dépossédées de ce qui les unissaient : le football et leur club. La disparition d’une forme de lien social en somme.

Avec Thiago Silva, Ibrahimovic, Lavezzi, Pastore, le PSG s’est doté ces derniers mois de joueurs extraordinairement talentueux. Mais des joueurs de "passage". Le noyau d’un club réside dans son public. Or le football moderne, dont l’un des principaux acteurs est le PSG, fait le choix de se passer de ses supporters les plus fidèles. C’est une erreur.

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