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02 février 2021
Supporters de l'OM et du PSG respectivement, Sébastien Thoen et Julien Cazarre ont multiplé les sketches récemment sur le monde du foot. Voici un petit florilège des "Sopronos" ces dernières semaines: Tuto Ultra Ep.1 Le remix des cousins de Téji Savanier Les jouets de Noël La compagnie béké Affaire conclue
29 décembre 2020
Nous partageons ce reportage de la chaîne Arte sur diverses tribunes françaises, telles que Bordeaux, Marseille, Lens, Lyon et Saint-Etienne. A l'étranger, les publics de Liverpool et de Donetsk sont à l'honneur.

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Le mouvement supporter à Nice

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Alors que l'OGC Nice joue en D2 (saison 84/85), plusieurs petits groupes de supporters se démarquent en haut de la tribune Sud du stade du Ray par leur enthousiasme. Les journaux locaux parle du kop sud. Quelques supporters niçois profitent de la proximité géographique avec l'Italie pour aller voir des matchs du calcio; beaucoup sont fans du Torino et découvrent le phénomène ultra. Le club remonte la saison suivante en D1. Les petits groupes se rassemblent à la fin du mois de septembre et après un match contre Rennes, ils décident de former un groupe ultra : la Brigade Sud Nice. Le groupe prend de l'ampleur dans la tribune et en devient le moteur. Au mois de décembre, lors de la réception du Havre, la première bâche est posée. Les premiers fumigènes piqués dans les magasins spécialisés font leur apparition. Le groupe est de plus en plus considéré et le club des supporters (CDS) l'invite à une réunion et il obtient des tambours et un petit local sous la tribune pour stocker le matériel. Lors du déplacement à Marseille (saison 86/87), les leaders niçois entament une discussion après le match avec le président des Ultras Marseille. Ce dernier a déjà de l'expérience et conseille les Niçois pour la fabrication de leur première écharpe. La présence de plusieurs clubs de la Côte d'Azur en D1 permet des déplacements fréquents. Les premières inimitiés font leur apparition avec Toulon, Monaco, Marseille et Cannes (seulement à partir de 1988 et après une banderole injurieuse de la part des Cannois). Lors d'un match amical entre Nice et Pise, les ultras niçois font la connaissance avec des ultras pisans. Quelques semaines plus tard, ils sont invités par les Pisans pour assister au derby Pise-Florence ; une amitié naît avec la BSN. bsn2

 Lors du derby contre Toulon en février 1989, la BSN sort une banderole : "Toulon, 13 morts : merci l'immeuble" en référence à l'effondrement d'un immeuble à Toulon deux jours auparavant. La banderole fait scandale d'autant plus que le groupe n'a pas entendu qu'une minute de silence se déroulait et qu'il continuait à chanter ! Les médias s'emparent de l'affaire pour stigmatiser le groupe. Ce dernier se défend comme il peut et rappelle qu'en Italie, ce genre de message est courant et qu'il ne s'adresse qu'aux ultras et non aux familles victimes de la catastrophe. Mais cette histoire, combinée avec des incidents avant certains matchs, éloigne certains supporters du groupe. Lors de la saison 89/90, les effectifs du groupe continue de baisser et le club ne se sauve en D1 qu'à la faveur des barrages contre Strasbourg. Mais la saison suivante, le club connait des difficultés financières et malgré son maintien au niveau sportif, le club est relégué en D2 par la DNCG. La BSN subit cette descente et lors d'une réunion, décide de tourner une page en changeant de nom : Eagles power. Des anciens de la BSN fondent aussi leur propre groupe mais ces derniers ne durent pas longtemps. Les affluences au stade du Ray ne sont pas importantes, la tribune Sud n'est que rarement pleine et dans ce relatif anonymat, au cours de la saison 91/92, le regroupe reprend son nom d'origine. Le club reste en D2 jusqu'en 1994. Lors de la saison 93/94, lors du match à Gueugnon, des Niçois résidant en région parisienne posent pour la première fois la bâche de la BSN Parigi, c'est la première section du groupe.

L'OGC Nice rejoint la D1 lors de la saison 94/95, un filet est installé devant la populaire Sud. Bien que gênant au premier abord, il montre son utilité lors des buts. C'est aussi lors de cette saison que le capo emblématique est placé en garde à vue à l'issu du derby contre Monaco en février 1995. Le motif est incitation à la violence car il a lancé au méga "l'arbitre, enculé" ! La répression s'abat de plus en plus sur des membres du groupe. Le club redescend en D2 en 1997 malgré une victoire en coupe de France. Après cette victoire, quelques BSN fondent leur propre groupe, la Secioun Nissarda et se placent en Seconde Nord pour tenter de l'animer. Bien qu'en D2, la BSN goûte pour la première fois aux déplacements européens notamment à Prague. Le club connait de plus en plus de difficultés et la BSN, après longtemps avoir soutenu les dirigeants, demandent des comptes. Lors de la saion 99/00, le groupe fait pour la première fois grève lors de la réception de Châteauroux avec seulement deux banderoles en populaire Sud : "honorez les couleurs que vous portez" et "pour qui vous nous prenez ?". Les relations se tendent de plus en plus avec les dirigeants italiens du club. Lors de la saison 2001/2002, la BSN cesse d'encourager. La décision ne fait pas l'unanimité et certains membres décident de poursuivre les encouragements. Ils se regroupent dans un coin de la populaire Sud sous le nom d'Armada Rumpetata Nissa. Mais la cohabitation entre les deux groupes ne se fait pas et en octobre 2001, le groupe migre en seconde Nord et rejoint la Secioun Nissarda. Cette dernière retourne en populaire Sud lors de la saison 2002/2003 lors de la remontée de l'OGCN en D1.

Dernière modification le mercredi, 26 février 2014 15:02
Benoît Caen

Présent en tribune depuis 1992, membre de la Brigade Vikings (1993-1996) puis du Malherbe Normandy Kop (depuis 96). Photographe du groupe depuis 2008.